Sevres Outdoors

Mathieu Mercier

Last Day Bed, 2014

Galerie Torri - Paris
Corian, 122,8x271,7x194,6 cm / Corian

L’artiste

Né en 1970 à Conflans-Sainte-Honorine (France), Mathieu Mercier vit et travaille à Paris.
Il est diplômé de l’Ecole nationale des Beaux-arts de Bourges et de l’Institut des Hautes Etudes en Arts Plastiques de Paris. Il a obtenu le prix Marcel Duchamp en 2003 et a ensuite exposé au Centre Pompidou puis au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (2007) ou plus récemment au Kunstmuseum de St Gallen (Suisse) en 2014.
Depuis le début de sa carrière, Mathieu Mercier mène une réflexion sur la définition de la place de l’objet à la fois dans l’industrie de la consommation et dans le champ de l’art. Sa recherche se traduit par un questionnement permanent sur les fonctions symboliques et utilitaires des objets.

Born in 1970 in Conflans-Sainte-Honorine (France), Mathieu Mercier lives and works in Paris.
He was trained at Bourges Ecole nationale des Beaux-arts and at Paris Institut des Hautes Etudes en Arts Plastiques.
Recipient of the Marcel Duchamp price in 2003, his work has then been exhibited at Centre Pompidou, Paris (2003), at Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (2007) and more recently at Kunstmuseum, St Gallen (Switzerland) in 2014.
Since he began his career, Mathieu Mercier engaged himself in a reflection about the place of object both in the consumption industry and in the art field. He expresses his approach by a permanent questioning on symbolic and useful functions of objects.

L’oeuvre

«Le travail de Mathieu Mercier fait jouer un croisement irrésolu entre l’ambition avant-gardiste de relier l’art et l’industrie, et le geste duchampien qui, en déplaçant un objet manufacturé dans le champ de l’art, le libère de toute valeur utilitaire. Reposant sur l’appropriation de formes existantes dont la transformation, même légère, est toujours essentielle, il est par ailleurs emprunt d’un humour fin dont Last Day Bed se fait ici le parfait témoin. Si on l’aborde depuis l’histoire des formes, l’oeuvresemble tout à la fois renvoyer à un mobilier phare de l’intérieur moderne, le Daybed, et à la pureprésence d’une sculpture minimaliste. Son apparence trompeuse – l’oeuvre est réalisée en Corian,un matériau lisse et résistant – renforce le déplacement opéré par l’artiste et contribue à faire de ce« meuble-monument » – selon une formulebaudrillardienne – un objet de méditation puissant.»
– Marie Chênel

Mathieu Mercier’s (1970) work plays on an irresolute crossing between the avant-gardist ambition to link art and industry, and the Duchampian gesture that displaces a manufactured object into the field of art, freeing it from all utilitarian value. Based on the appropriation of existing forms whose transformation—even if only slight—is always essential, it is also tinged with a delicate humour, which «Last Day Bed» exemplifies perfectly. If approached from the perspective of the history of forms, the work seems to simultaneously refer to a quintessential piece of furniture of the modern interior, the Daybed; and to the pure presence of a minimalist sculpture. Its deceptive appearance—the work is made of Corian, a smooth, resistant material— reinforces the displacement effected by the artist, and helps make this “monumental furniture” (to borrow Baudrillard’s term) a powerful object of meditation.
– Marie Chênel

Galerie Torri
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